DOCUMENT LCI - Guerre en Ukraine : les mineuses de fond remplacent les hommes partis au front | TF1 INFO

LCI - 09/03
[VIDÉO] Réservé aux hommes avant l'invasion russe il y a deux ans, le travail dans les mines en Ukraine est depuis assuré en partie par des femmes.Des centaines d'Ukrainiennes œuvrent sous la surface de ce pays ravagé par la guerre, pour remplacer les hommes partis combattre sur le front.Une équipe de LCI est descendue dans les entrailles de la Terre pour se rendre compte de leur quotidien. - DOCUMENT LCI - Guerre en Ukraine : les mineuses de fond remplacent les hommes partis au front (International) - TF1 INFO

Réservé aux hommes avant l'invasion russe il y a deux ans, le travail dans les mines en Ukraine est depuis assuré en partie par des femmes.
Des centaines d'Ukrainiennes œuvrent sous la surface de ce pays ravagé par la guerre, pour remplacer les hommes partis combattre sur le front.
Une équipe de LCI est descendue dans les entrailles de la Terre pour se rendre compte de leur quotidien.

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Guerre en Ukraine : TF1 et LCI sur le terrain

Il y a sept mois, Yulia est devenue mineuse de fond. Depuis le début de l'invasion russe, le 24 février 2022, plus de 1000 employés sur les 4000, que compte l'une des plus anciennes mines de charbon d'Ukraine, visitée par une équipe de LCI, ont été mobilisés. Les hommes partis combattre les forces russes sur le front, les femmes ont rejoint le fond pour continuer à faire tourner le pays et maintenir à flot une économie ravagée par la guerre. 

"Quand j'ai commencé à la mine, on m'a dit que c'était extrêmement dur", raconte Yulia dans le sujet en tête de cet article. "Et puis, j'ai fini par m'habituer." La voir enfiler sa tenue était pourtant encore inimaginable il y a deux ans. Mais un changement historique dans la législation du travail ukrainienne, permettant aux femmes d'accepter des emplois auparavant réservés aux hommes, a été introduit dans le cadre de la loi martiale.

Elles sont aujourd'hui 600, comme Yulia, à travailler sous la surface. "Au moins ici il y a la sécurité de l'emploi. Mes parents ont travaillé toute leur vie à la mine, mon père y travaille toujours, mon mari aussi. Alors pourquoi pas moi ?"

"Ce n'est pas juste, mais nécessaire"

"Dans mon département, 40% des hommes sont partis se battre", explique Dmytro Ustyuhov, un des chefs qui a proposé d'ouvrir la mine aux femmes. "On a compris que travailler sans repos, sans vacances, faire des doubles-rotation, on ne tiendrait pas longtemps. En tant que chef de département, je voulais faire quelque chose pour mes gars se reposent et que la mine continue à tourner. C'est pour ça que j'ai sauté sur l'idée de les remplacer par des femmes. Ce n'est pas juste, ça ne devrait pas être comme ça, mais c'est nécessaire et elles montrent qu'elles peuvent le faire." 

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"Je ne m'imagine pas quitter mes collègues", témoigne auprès de LCI Anna, une autre mineuse de fond. "Dans mon équipe d'hommes, ils disent qu'ils me considèrent comme un ange, comme une fleur, parce que je suis la plus jeune, la plus fragile. Moi, je les considère comme mes grands frères, ils sont drôles et sympas. Je me sens bien ici", assure la jeune femme, avant de remonter à la surface avec le sentiment d'aider son pays depuis les entrailles de la Terre.

Y.R. | Reportage : Gwendoline DEBONO et Vincent WARTNER

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